L’Amap va aux Champignons

# Shiitaké .. 椎茸 .. !!

Samedi 10 novembre nous sommes accueillis aux Sorinières par un Romain Redais fidèle à lui-même, jovial et enthousiaste. Il est prêt à nous présenter le site ou « Le Champignon Urbain » est produit.

Les installations sont dispersées sur les terres d’Olivier Durand (Maraicher en agriculture urbaine). Créateur du potager de la « cantine de l’île ». Ce touche à tout du maraîchage est un fervent soutien du trio cultivateur de champignons.

Hangar de production Le Champignon UrbainNous déambulons donc entre un hangar un terrain de stockage extérieur et une serre de permaculture. Parallèle de rigueur, comme les champignons nous passons du chaud très lumineux au frais et sombre. Pour faire bonne mesure, malgré le petit soleil d’automne, nos transitions sont ponctuées d’un peu de pluie. Histoire d’entretenir notre taux d’humidité corporelle.

Romain nous explique qu’à l’origine le Shiitaké est un champignon japonais qui pousse sur le bois mort. Serre de production Le Champignon Urbain Ici il est cultivé sur un « pain » de substrat composé entre autre de millet, de son, de la paille, de bois et 70% d’eau. Ce support de culture est reçu sous plastique micro-poreux. Fait pour le moins étonnamment il n’est pas encore déballé que le process de production à lui, déjà commencé. Cette enveloppe permet le développement du mycélium de Shiitaké. Une recette à « l’étouffée » que nos cultivateurs surveillent de près car elle conditionne la qualité de pousse des champignons à venir.

Une fois sortie de leur enveloppe, les pains sont suspendus dans un conteneur de culture. Cette situation étonnante assure la maximisation des surfaces de production et facilite la cueillette. Chaque « pain » reste en production trois mois. En pratique leur exploitation pourrait être plus longue, mais passé ce délai, la pousse est moins régulière et de moindre qualité.

Les Shiitaké - Le Champignon UrbainNous évoquons l’avenir et le proche déménagement (courant 2019) du site de production dans la Chapelle du Martray, quartier hauts-pavés Saint Félix à Nantes. Un lieu particulier mais finalement idéal. Plus grand, plus frais, plus sombre. La possibilité de gérer au mieux ce produit délicat. Une fois en place, la production devrait atteindre les sept à huit tonnes par an contre une tonne dans les conditions actuelles. En clair pas mal de travail en perspective, mais n’est-ce pas tout ce qu’on leur souhaite ?

La prochaine étape tient également en un changement de statut, fini l’association et le bénévolat, les trois compères entrevoient la perspective de s’installer en GAEC (Groupement d’Agriculteurs d’Exploitation en Commun) et de pouvoir enfin se verser une rémunération.

Nous terminons la visite autour de Romain et de ses Shiitakés pour une photo souvenir et un verre de l’amitié pour le plaisir du bon moment partagé.

Photo de groupe

Merci à Romain et à ses camarades champignons bien urbains de nous avoir accueillis.

Pour en savoir plus sur le Shiitaké et ses nombreuses Qualités.

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