Sondage Pommes de Terre

Vous avez demandé des tubercules ?

L’hiver arrive, c’est l’heure des « soupettes » bien chaudes. Vos papilles réclament peut-être un ingrédient familier : la pomme de terre. Mais voila la production de pomme de terre chez Damien et Mélina a déjà été épuisée.

Pour assurer une production plus importante ils doivent mettre en culture une grande partie de leur site de production au dépend du reste des cultures. Cela n’est pas possible.

Pour contre balancer le besoin en patates que nous avons pu exprimer lors du bilan de fin d’année, nos bon producteurs de légumes nous proposent un ravitaillement solidaire. Productions bio, issues de collègues-producteurs du Morbihan.

Pour cela quelques kilos de pommes de terre seraient régulièrement insérés au panier. Dans le principe, une à deux fois par mois un ajout de PDT viendrait  compléter le panier. En contre partie le nombre de légumes verts seraient diminués afin de garantir la valeur marchande contractuelle.

Il y aurait également la possibilité d’acheter des pommes de terre en supplément (pour les gourmands qui en auraient besoin de plus) via un contrat ponctuel complémentaire.

Oui mais..

Pour être complètement transparent, sachez que pour nous satisfaire Damien et Mélina vont grever une partie de leur revenus sur les paniers comprenant des patates.

En effet l’achat et revente via les paniers serait pour eux une opération sans plus-value. Si la valeur marchande du panier ne change pas. Que les pommes de terre ne leur rapporte rien. La valeur des légumes leur apportant un bénéfice vient de fait, à diminuer.

De plus cette manière d’opérer va obliger Damien et Mélina à avancer des fonds qui ne leur rapporteront rien non plus, même s’il font cet achat également pour leur magasin de vente directe. Je dirais que cela leur coûtera en frais annexes ( transports, stockage, manutention, livraison etc..).

Donc ?

Donc pourquoi opérer de la sorte me direz vous ? Comme énoncé plus haut, Damien et Mélina répondent au mieux à notre demande. Je vais surement me faire disputer par mes deux amis producteurs mais je dois être honnête jusqu’au bout. Ils ont également peur de faire des mécontents au sein de notre amap en ne fournissant pas ce service sans surcoût. Peur que cela pousse certains à ne pas renouveler leurs contrats. Nous sommes il est vrai toujours limite sur le nombre de « mangeurs » et un trop grand nombre de départ lors de cette période de renouvellement de contrats serait dommageable ( pour eux comme pour nous d’ailleurs).

Je comprends et partage leur crainte, mais en complétant ces quelques lignes d’un article commencé par Jennifer, je ne puis me résoudre à taire une partie des enjeux.

La culture de la pomme de terre est vraiment particulière. C’est une production à part entière. Nos deux jeunes maraîchers ont fait le choix de la diversification de production. Diversité que beaucoup d’entre nous apprécie. De la pomme de terre ils en ont fait aussi (entre autres produits). Maintenant le stock est épuisé. Ils nous proposent une source palliative. Ce qui à mon sens est déjà bien.

Et alors ?

Alors, nous pouvons également choisir de ne pas intégrer les pommes de terre au panier et créer un contrat spécifique bimensuel ou mensuel. Cela permet de déterminer à l’avance le volume nécessaire à acheter. Une marge bénéficiaire peut être appliquée en compensation des démarches d’achat, transports, stockage, manutention, livraison etc… et par là même garantir les revenus de Damien et Mélina.

Pour nous le surcoût serait réparti sur les seules personnes désirant des pommes de terres donc applicable uniquement sur les volontaires. Le panier reste inchangé pour tous.

Voila dans cet article à quatre mains, nous avons essayé de présenter les faits dans leur globalité.  La question devient donc très simple :

Êtes-vous intéressé :

  • A) Pour que nous intégrions les pommes de terres dans le panier avec des contrats ponctuels en complément;
  • B) Seulement pour un contrat pommes de terre spécifique à livraison mensuel ou bimensuel.
  • C) Pour qu’on ne change rien, s’est très bien comme ça.

 

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